Le mot du Maire

b singlitNON  les villages de Le Chesne, Les Alleux et Louvergny n’ont pas disparu. Chaque village garde son existence, son âme, son dynamisme et sa raison d’être.

En 2015, lors de la réflexion sur la création d’une commune nouvelle, nous avions interrogé la Poste. Celle-ci nous a expliqué qu’il était tout à fait possible de garder les adresses actuelles et qu’il n’y aurait pas de modification pour l’usager.

Nous avons donc bien pris la précaution dans l’arrêté de création de la commune nouvelle  au premier janvier 2016 d’indiquer que les 3 villages gardaient le statut de communes déléguées.

Effectivement en 2016, rien n’a changé mais dés 2017 les villages ont disparu de l’annuaire et les adresses ont été modifiées par l’ajout de la commune nouvelle. Il en est de même dans les 1000 villages français qui ont fait le choix de se regrouper.

Dans une enquête nationale de satisfaction réalisée en 2017 auprès des élus de ces communes nouvelles, c’est ce problème d’adressage qui a été évoqué le plus souvent. Nous avons fait remonter cette difficulté à nos parlementaires.

OUI la commune nouvelle nous permet de continuer à exister. Réfléchir ensemble, entreprendre à plusieurs, pouvoir bénéficier des compétences des uns et des autres, s’appuyer sur une dynamique de groupe contribuent à améliorer le bien vivre dans nos villages.

La mutualisation de nos moyens permet de réduire nos frais de fonctionnement et donc de  réaliser des investissements dans nos trois villages sans avoir besoin d’augmenter les impôts.

Des investissements concernant les voiries, les bâtiments, le soutien à la vie associative, à l’implantation d’entreprises ou de professionnels de santé, à la création de nouveaux logements, au développement touristique.

En 2017, 250000€ ont ainsi été investis sans recours ni à l’emprunt ni aux impôts et sans dégrader nos réserves financières. Le budget primitif 2018 que nous venons de voter traduit aussi cette  volonté d’investir pour demain. Nous sentons autour de nous une ruralité de plus en plus fragile, une population qui continue à diminuer, des services publics qui s’éloignent, les motifs de découragement sont nombreux et il est facile de tomber dans le fatalisme ou la sinistrose.

Mais nous sentons aussi autour de nous beaucoup de bonnes volontés, des initiatives réussies, un attachement à notre territoire et à ses habitants.

Alors sachons susciter l’envie d’entreprendre et l’envie de faire ensemble et je veux croire que la lecture de ce nouveau Populeux peut y contribuer.

Benoit Singlit