Le mot du Maire

g quevalCent ans.

A l’heure où les commémorations du centenaire de la fin de la Grande Guerre s’enchaînent, il nous a semblé essentiel de proposer des moments favorisant la transmission de la mémoire collective et du souvenir aux générations futures. Conscients de l’importance pour chacun de pouvoir participer à son niveau et de marquer son attachement à ces manifestations, la commune, les élus et les associations locales se sont associés pour proposer différents temps de recueillement et de souvenir, en cherchant à favoriser le lien intergénérationnel.

Il est évident que ce conflit mondial a marqué une rupture tant sur le plan politique que sociétal. Cette guerre est restée très présente dans les mémoires familiales. Elle résonne avant tout comme un extraordinaire gâchis humain que nous nous remémorons chaque année lors de la cérémonie du 11 novembre au pied du monument aux morts de nos communes.

Cent ans après, pourquoi est-il si important de préserver le souvenir ? A quoi tout cela a-t-il servi ? Quelles leçons pouvons-nous, devons-nous tirer de cette période ?

De ces évènements et de ceux qui suivirent dans la première moitié du XXème siècle naquirent de nouveaux modes de pensée. Aujourd’hui, certains courants politiques mondiaux et nationaux peuvent faire craindre d’inquiétantes perspectives. A notre niveau, nous constatons chaque jour une recrudescence de l’individualisme, une « peur » de l’autre et du changement. Ces réflexes naturels de replis sur soi, de protectionnisme ne doivent pas être un frein au dynamisme que certains essaient d’insuffler sur notre territoire.

Des projets novateurs, structurants et ambitieux sont à l’étude. On peut citer entre autres la création d’une voie verte, l’installation d’une M.A.M.I. (Maison d’Accueil Multiservices Intergénérationnelle) et encore de nombreuses initiatives privées (ou associatives) qui tendent à proposer une offre de services nouvelle et à améliorer le cadre de vie. Certains de ces projets aboutiront, d’autres non. Tous connaitront des fortunes diverses, quelques uns deviendront une réussite car ils répondent à des besoins, à une attente de la population ; d’autres évolueront vers un format différent. Aujourd’hui, dans l’intérêt de tous, il me semble nécessaire de soutenir les acteurs de cette transformation en apportant de nouvelles idées et en proposant des infrastructures qui contribuent à l’amélioration de l’accueil de la population sur notre territoire et à l’évolution des modes de vie.  

Préserver le lien social, s’ouvrir aux autres, innover est peut-être une réponse aux leçons que nous ont transmis les anciens. Quoi de mieux que de proposer des outils et des projets ambitieux pour tenter de préserver la qualité de vie de notre territoire rural. Refuser l’immobilisme, c’est aussi reconnaître que de nombreuses évolutions techniques nous ont apporté des bienfaits et ont amélioré notre quotidien.

Guillaume Queval